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Pourquoi entrer dans un SEL ?

Premièrement, trouver une réponse à des besoins : je demande et j'offre des (petits) services, des coups de main, des biens et des savoirs dans le cadre d'un échange en unités.

Deuxièmement, sortir de l'isolement : grâce aux échanges, je noue des liens avec des personnes différentes par l'âge, la formation, le milieu social, les expériences de vie. Cette diversité est une richesse.

Troisièmement, valoriser un autre mode de vie social : dans la micro-société qu'est un SEL, je base mes échanges sur la confiance, je ne recherche pas le profit "maximum", mes unités ne me rapportent aucun intérêt. Toutes les compétences ont la même "valeur-temps". Je fais valoir la solidarité, la complémentarité plutôt que le profit.

Questions > Réponses sur les Sels

Unité d'échange

L’unité d’échange, la Paille, permet de mesurer les échanges entre adhérents uniquement sur le temps passé sur l'échange

Mais c’est du troc !

Pas du tout. Dans le troc, deux personnes échangent au même moment deux choses qui ont à peu près la même valeur. Dans le SEL, les grains permettent de transférer, à différentes personnes et différents moments, des services, des savoirs ou des biens qui ont des valeurs différentes.

Les Pailles de SEL et les euros, c’est pareil ?

Non, car, pour dépenser des euros, il faut d’abord en posséder. Alors qu’avec un compte à zéro je peux échanger tout de suite.

Non, parce que les Pailles ne sont pas convertibles en euros, ni les euros en pailles.

Non, car il s’agit d’une monnaie locale sans utilisation en dehors de l’association.

Non, car cette monnaie locale n’est pas capitalisable, ne produit pas d’intérêts et n’est donc pas spéculative.

Qui fixe la valeur ?

Les adhérents sont libres de fixer la valeur qu’ils veulent suivant le plaisir, la difficulté ou la pénibilité représentée par une tâche ou selon leur expérience.

Mais, c'est trop comptabilisé !

Rien n'empêche ceux qui avaient l’habitude de rendre un service gratuit de le faire, une fois ou l’autre, ou en partie.

L’expérience prouve que le SEL provoque la rencontre et génère le don.

Ce n'est pas grave d’avoir un compte SEL en négatif ?

Pas du tout. Chacun commence avec un compte à zéro. Si j’ai versé 400 Pailles pour un cours de guitare de Denis, son compte devient positif mais le mien, négatif, remontera au fur et à mesure que j’écoulerai mes aides à la fabrication de confitures de banane à 200 Pailles. Ainsi, dans un SEL, il y a nécessairement des adhérents qui ont un compte négatif, et d’autres un compte positif. La somme de tous les montants de tous les comptes est égale à zéro.

On peut rester dans le négatif indéfiniment ?

Les limites sont entre -3000 et +3000 Pailles. Si un adhérent atteint cette limite, on lui rappelle les règles.

Qu’est-ce qui m’empêche de partir avec un compte négatif ?

Un débit constitue un engagement à rendre au groupe des services ou des savoirs. Or, dans le SEL, entre les personnes qui se rencontrent et font connaissance naît la confiance en même temps que l’engagement moral. En pratique, ça suffit pour que ce genre de comportement irresponsable soit très rare.

Quelle garantie a-t-on sur la qualité des services proposés ?

Aucune. C’est aux adhérents de discuter, pour savoir si l’un a le niveau de qualification que souhaite l’autre afin de se mettre d’accord avant l’échange. Pas de solution toute faite, ça passe par la discussion et la confiance.

Mais c’est du travail au noir ?

Non, il s’agit d’une entraide entre adhérents, pour des coups de main « ponctuels, non répétitifs et de courte durée ».

La pratique montre qu’énormément d’échan­ges qui n’auraient pas pu voir le jour dans le cadre classique du marché se font au sein des SEL. D’ailleurs, même si Marie demande à Bernard de l’aider à retapisser son appartement parce que ses fins de mois sont difficiles, c’est un autre artisan ou commerçant qui bénéficiera de l’argent économisé par Marie. Plus il y a de convivialité et de rencontres, plus il y a d’échanges, plus se créent des liens de proximité, entraînant de nouveaux échanges.

Mais moi je n’ai rien à proposer !

C’est ce que dit tout le monde ! Ce que vous pouvez proposer ne vous paraît pas intéressant, s’il n’est pas compté comme travail salarié en euros. Pourtant chacun possède une richesse à donner aux autres : faire de la pâtisserie, du bricolage, raconter des histoires aux enfants, écouter celui qui a un gros coup de cafard. Tout le monde, enfants, retraités, chômeurs a quelque chose à proposer. Il suffit d’être à l’écoute de ses différences.

C’est fou ce qu’on peut découvrir alors comme nouveaux échanges quand on est à l’écoute de ses différences.